| Edito
8= le
4 Février 2008
Seuls
les parlementaires socialistes pouvaient s'opposer au déni
de démocratie que constituera la ratification parlementaire
de ce qui a été repoussé à 54.7% par
le peuple français. Voici le tableau
des différents votes et prises de positions de
vos députés et la fiche Le
compte est bon...
Traité
de Lisbonne: Vive la République quand même !
« Vive la République quand même! ».
Tels sont les mots qu'a prononcés le député
radical-socialiste Vincent Badie lors du vote le 10 Juillet 1940
d'une proposition de révision de la Constitution permettant
d'attribuer les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
80 parlementaires seulement sur 649 votants avaient voté
NON.
« Vive
la République quand même ! »
pourrait-on s'exclamer encore aujourd'hui quand les parlementaires
ont voté Oui à la réforme constitutionnelle
qui permettra à ceux-ci de passer outre au vote du peuple
français du 29 Mai 2005 et d'avaliser le traité
de Lisbonne, copie rendue volontairement illisible du Traité
Constitutionnel – de l'aveu-même de Valéry
Giscard d'Estaing, père du TCE bien capable de reconnaître
son enfant...
Si
la responsabilité du Président dela République
est évidente dans ce déni de démocratie,
il n'empêche que les parlementaires socialistes, qui pouvaient
s'y opposer, s'en sont rendus complices, soit qu'ils aient voté
OUI (32 voix) ou se soient abstenus ( 142 voix) puisque les 3/5ème
étaient obtenus sur le nombre de voix exprimées.
121 parlementaires socialistes sur 300 ont sauvé
l'honneur, pas tous opposés au traité, contrairement
à ce que disent les médias.
Aucun
argument avancé par ceux de gauche qui ont voté
Oui ou se sont abstenus ne tient.
- Oui,
Monsieur Sarkozy avait annoncé qu'il ferait ratifier
ce traité par voie parlementaire, mais le Parti Socialiste
va-t-il donc prendre acte de toutes les lois de régression
sociale qu'il a annoncées, sans broncher? C'est possible.
Mais ce n'est pas souhaitable. A moins que les socialistes
n'acceptent la transformation de notre République en
monarchie « républicaine »...
- La
construction européenne doit se poursuivre, et la ratification
du Traité de Lisbonne sera un moyen de relancer le
processus. La fin justifierait donc les moyens... et le bonheur
à venir du peuple serait donc fait sans que celui-ci
n'avalise ce choix. On a connu d'autres régimes fonctionnant
sur le même principe.
- L'unité
de Parti Socialiste serait nécessaire avant la bataille
des municipales et justifierait que le PS ne se déchire
pas sur ce dossier douloureux. Choisir la préservation
de l'unité d'un parti au mépris-même de
la démocratie - dont les partis ne sont que les instruments
- est pour le moins un choix étonnant et qui marque
bien l'état de déliquescence du Parti Socialiste.
Le
mépris de la souveraineté populaire commis au nom
de l'Europe par les parlementaires représentants du peuple
français, socialistes en particulier, est une nouvelle
tragédie pour la démocratie française. Elle
se paiera: d'autres 21 Avril se profilent à l'horizon.
Vive
la République quand même !
Les
animateurs du site www.traite-simplifie.org
Le
16 Janvier 2008
Mercredi
16 janvier 2008, Valéry Giscard d’Estaing passe une
audition devant la Commission des Affaires étrangères
et devant la Délégation pour l’Union européenne
de l’Assemblée Nationale. Valéry Giscard d’Estaing
est l'ancien président de la Convention qui a négocié et
rédigé la Constitution européenne. Lors
de cette audition, il reconnaît que le traité de
Lisbonne est « identique dans sa substance à 98
% » à la Constitution européenne,
rejetée par le peuple français en 2005.
Didier
Maus, président émérite de l'Association
française de droit constitutionnel, s'interroge
dans un article du Figaro: "le Parlement peut-il désavouer
le peuple?" (là)
Seuls
les parlementaires socialistes peuvent s'opposer au déni
de démocratie que constituerait la ratification parlementaire
de ce qui a été repoussé à 54.7% par
le peuple français. Voici le tableau
des différents votes et prises de positions de
vos députés et la fiche Le
compte est bon...
Edito
7= le
16 Janvier 2008
Action
urgente: j-19 !!
ACTION
"Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards
sauvages..."
Le
site www.traite-simplifie.org vous propose d'envoyer la lettre
ci-dessous aux parlementaires du groupe socialiste qui ont, de
fait, entre leurs mains le respect de la souveraineté populaire
qui s'était exprimée le 29 mai 2005, ainsi qu'à
tous les responsables socialistes dont vous pourriez trouver les
adresses( siège du PS, maires, conseillers régionaux,
1° secrétaire de fédération, etc...).
Nous pouvons vous fournir une liste de contacts sur demande à
traite.simplifie@gmail.com
.
Faire
clic droit pour copier et coller dans votre logiciel de messagerie.
-
Adresses
des députés socialistes là
-
Adresses
des sénateurs socialistes là
-
-
Envoyez
copie de vos courriers aux médias qui, par leur silence,
rendent possibles le déni de démocratie et toutes
les manoeuvres ( adresses là
par exemple et liste sur demande...)
| Madame,
Monsieur,
L'hypocrisie,
c'est dire quelque chose en pensant autre chose; c'est,
d'après l'étymologie, parler "sous le
masque" !
Je
ne saurais imaginer que le Parti Socialiste pourrait se
laisser aller à une telle tendance. Aussi je vous
invite à lire les propos qu'a tenus le mardi 15 Janvier
à l'Assemblée Nationale Monsieur Ayrault,
président du groupe socialiste, radical, citoyen
et divers gauche. Si effectivement les socialistes sont
si soucieux du respect de la souveraineté populaire
et du fait que les français ne puissent pas considèrer
que l'Europe se fait dans leur dos, je ne saurai comprendre
que les parlementaires ne fassent pas tout ce qui est en
leur pouvoir pour qu'effectivement un référendum
ait lieu concernant le Traité de Lisbonne, et que
donc ils votent NON le 4 février. Il faut être
conséquents !
Si
par hasard les propos de Monsieur Ayrault n'étaient
qu'hypocrisie, vous comprendrez que je ne saurai voter socialiste
aux prochaines élections et aux suivantes: il
ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu ( surtout quand
ils sont électeurs...) pour des canards sauvages...
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/2007-2008/099.asp
: extraits
Compte
rendu analytique officiel
Séance du mardi 15 janvier 2008
3ème séance - Séance de 21 heures
30
99ème séance de la session
Présidence de M. Marc Laffineur, Vice-Président
MODIFICATION
DU TITRE XV DE LA CONSTITUTION (suite)
L'ordre du jour appelle la suite de la discussion du projet
de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.
M.
Jean-Marc Ayrault – [...] L’Europe est devenue
un mode de vie et un modèle de civilisation : c’est
là sa plus belle victoire.
L’exigence
démocratique est au cœur de ce modèle.
L’Europe intervient dans la vie quotidienne de ses
citoyens. Dès lors, quoi de plus normal
que d’entendre leurs voix s’agissant des décisions
qu’elle prend et des traités qui la régissent
? [...]
Hélas,
nos gouvernements ne semblent pas avoir pris la mesure
de cette aspiration participative. Comme
dans les années 1960, ils restent trop souvent
persuadés que l’Europe est un sujet trop
complexe pour en confier le destin aux citoyens eux-mêmes
; mieux vaut l’en protéger, croient-ils,
par un filtre démocratique en laissant les gouvernants
négocier et les parlements ratifier. Cela
valait au début de la construction européenne,
mais ne vaut plus dès lors que l’Union est
devenue un véritable espace politique et démocratique.
[...]
On
a parfois reproché au Parti socialiste d’avoir
plaidé en faveur du référendum et,
partant, d’avoir mis l’Europe en danger. Européen
fervent, je continue d’assumer ce choix collectif
! Avec MM. Mitterrand, Delors et Jospin, nous
n’avons cessé de vouloir rendre l’Europe
accessible et populaire auprès de ses citoyens.
[...] C’est en se prononçant sur
elle que les citoyens s’approprient l’Europe
! C’est en la dissimulant qu’on la rend impopulaire.
[...]
M.
Jean-Marc Ayrault – Ces contradictions ont terni
la réputation de la France. Elles ont été
pour beaucoup dans le désenchantement européen
de nos compatriotes. Il faut donc que les Français
adhèrent directement à ce traité.
Cela marquerait une réconciliation solennelle avec
l’Europe et lui offrirait une validation populaire
qui lui fait défaut. Refuser de consulter à
nouveau le peuple, c’est lui donner le sentiment
que vous préparez quelque chose dans son dos. Nous
sommes pour le traité, mais nous sommes aussi pour
le référendum. C’est
la position du parti socialiste, et aussi celle de la
majorité des Français. [...]
Si
le Parti Socialiste est pour le référendum,
qu'il le prouve en votant unanimement NON le 4 février,
ce qui est le seul moyen, vous le savez bien, d'obtenir
le référendum auquel le PS aspire tant pour
les très bonnes raisons que donne Monsieur Ayrault.
Je
serai extrêment vigilant à ce qui ce passera
le 4 février... Si hypocrisie il y a eu......
Je
vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes respectueuses
salutations...
|
Edito
7= le
9 Janvier 2008
Action
urgente: j-26 !!
Le
site www.traite-simplifie.org
vous propose d'envoyer la lettre ci-dessous aux parlementaires
du groupe socialiste qui ont, de fait, entre leurs mains le respect
de la souveraineté populaire qui s'était exprimée
le 29 mai 2005.
Jean-Jacques Chavigné, membre du PS ( Démocratie
et Socialisme), dit fort clairement : "Jean-Marc Ayrault,
Président du groupe PS à l'Assemblée nationale
a annoncé que les députés socialistes boycotteraient
la réunion du Parlement en Congrès à Versailles,
le 4 février. Ce jour-là, le congrès sera
réuni par Sarkozy dans l’objectif de réviser
la Constitution française. Cette révision
est indispensable à une ratification ultérieure
du Traité Modificatif Européen par le Parlement.
François Hollande a approuvé cette prise
de position. Ce n'est pas acceptable ! Refuser d'aller
à Versailles, c'est offrir sur un plateau à Sarkozy
la majorité des 3/5 (des votants !) qui lui permettrait
de modifier la Constitution et, ensuite, de faire ratifier
le nouveau traité européen par le Parlement réuni
en congrès, sans passer par un nouveau référendum.
Ce serait une défaite sans combat : le refus de nous battre
pour la seule revendication juste : "Seul le peuple peut
défaire ce que le peuple a fait !" alors qu'il est
possible de gagner et d'empêcher Sarkozy d'obtenir les 3/5
des suffrages des parlementaires.
Si Sarkozy obtient sa majorité des 3/5, la bataille contre
la ratification du traité au Parlement n'aura plus aucun
sens. Il lui suffira alors d'obtenir la majorité simple
devant le Parlement et cela ne posera aucun problème à
la Droite. Ce vote ne sera qu'un vote symbolique."
Mesdames
et Messieurs les députés et sénateurs
du groupe socialiste
"Ne pas aller à Versailles , c'est faire,
de facto, le jeu du Président de la République
(seuls les présents sont comptabilisés).
Voter le texte du groupe communiste exigeant un référendum
comme l'a décidé notre groupe et ne pas
aller à Versailles est totalement incohérent
et ne trompera personne." dit Henri Emmanuelli dans
un courrier du 8 Janvier qu'il vous a adressé.
Non,
personne ne sera trompé, et surtout pas les électeurs
qui devront s'exprimer en mars aux municipales !
Aussi,
je me permets de vous demander instamment de ne pas vous
abstenir lors du Congrès du 4 février à
Versailles, mais de voter NON.
Pourquoi?
Monsieur Emmanuelli, mieux que moi, vous le dit:
"[...]
Après l'échec,et face à la
malversation démocratique à laquelle s'apprêtait
le nouveau Président de la République piétiner
par voie législative le suffrage des françaises
et des françaises, j'avais accepté
que nous recherchions une position commune. Cette mission
a été confiée à Benoit Hamon
qui s'y est attelé avec loyauté et sincérité
pendant plusieurs mois. Malgré toutes ces concessions,
notre premier secrétaire a décidé
seul, le 6 novembre dernier, de faire voter à nouveau
le Bureau National du parti sur le pseudo mini-traité,
qui n'est en réalité que la copie conforme
du précédent, expurgé dess
ymboles fédéraux qui ne posaient aucun problème
aux fédéralistes que nous sommes. Ce vote
du Bureau National n'a rien réglé. Non seulement
il a mis en évidence nos divisions qui restent
fortes, mais il a de surcroît ouvert la porte à
toutes les ambiguïtés et à toutes les
manoeuvres sur la position réelle qu'adopteront
les socialistes.
Il
n'y a, en réalité, qu'une seule solution
juridique pour que notre exigence référendaire
officiellement proclamée aboutisse, pour que nous
restions fidèles à nos engagements devant
les françaises et les français, pour
que la souveraineté populaire ne soit pas bafouée:c'est
de s'opposer à la révision constitutionnelle
préalable qui doit avoir lieu à Versailles
le 4 février. Si elle n'obtient pas l'acquiescement
de 3/5èmes des parlementaires présents,
le Président de la République sera contraint
d'en appeler au référendum. Toute autre
solution est factice, pour ne pas dire plus.
C'est
pour cette raison que j'irai à Versailles et que
je voterai contre, afin que les françaises et les
français ne se voient pas privés de leur
droit de choisir: je n'ai pas été
élu par le peuple pour le priver de sa souveraineté.
Je suis persuadé
qu'une très grande partie de nos concitoyens, notamment
ceux qui ont voté Non, y seront sensibles et en
tiendront compte lors des prochaines échéances.
Pour en avoir parlé avec beaucoup d'entre vous,
je sais aussi que je ne serai pas seul, que vous êtes
nombreux à penser que dans la période difficile
que nous traversons, l'heure n'est plus aux renoncements,
aux habiletés, à la confusion voire à
la duplicité [...]"
Je
remercie infiniment ceux d'entre vous qui déjà
se sont exprimés et qui voteront NON à la
réforme constitutionnelle, et cela quel que soit
le jugement qu'ils portent sur le traité de Lisbonne;
je remercie par avance tous ceux d'entre vous qui voteront
NON par souci de la démocratie: je ferai tout pour
que l'on se rapelle lors des futures échéances
de votre positionnement.
En
revanche, je me souviendrai de tous ceux qui s'abstiendront
ou qui voteront Oui, et ferai tout pour rappeler en temps
et en heure leur décision à ceux dont ils
brigueront les suffrages.
Je
vous prie, Mesdames et Messieurs les députés
et sénateurs, d'agréer mes respectueuses
salutations,
|
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Adresses
des députés socialistes là
-
Adresses
des sénateurs socialistes là
-
-
Nous
vous suggérons d'envoyer copie de vos courriers aux
médias qui, par leur silence, rendent possibles le
déni de démocratie et toutes les manoeuvres
( adresses là par exemple)
- Vous
pouvez aussi envoyer une copie aux fédérations
du PS pour rappeler au PS que les élections de Mars
risquent fort d'être difficiles pour un parti qui sacrifie
le respect de la démocratie... Adresses là
( Sur demande à traite.simplifie@gmail.com
nous pouvons vous fournir une liste plus facile d'utilisation).
- N'oubliez
pas non plus ceux qui brigueront vos suffrages en Mars aux
municipales....
L'action
de tous comptera !
Edito
6= le
4 Décembre 2007
Assassinat
en réunion,
ou quand la démocratie française est tuée
au nom de l'Europe.
Le
peuple a repoussé à 54,7% le traité européen
qui était soumis à ses suffrages en Mai 2005. Un
nouveau traité va être ratifié par voie parlementaire.
Nous le disions déjà le 17 Novembre: "Que le
nouveau traité est le même que celui soumis au vote
des français en 2005, tous les dirigeants européens
le disent, et il n'est besoin que de lire l'hallucinant article
de Valéry Giscard d'Estaing, le père du TCE pour
s'en convaincre. La charge de la preuve de ce qu'il serait définitivement
différent du TCE appartient donc non pas à ceux
qui réclament un référendum, mais bien à
ceux qui justifient son adoption par voie parlementaire."
Nous
disions aussi : "Seuls les députés et sénateurs
socialistes peuvent arrêter la mécanique en marche
en votant Non à la réforme de la Constitution française
préalable à la ratification du traité".
Las, à l'interpellation des parlementaires socialistes
et apparentés que nous avions organisée, seuls 24
parlementaires ont réagi, auxquels il faut ajouter sans
doute ceux qui ont signé l'appel du CNR et qui ne nous
ont pas répondu, leur prise de position étant notoire
( résultats là).
Que
suppose une démocratie?
-
L'honnêteté dans les propos de ceux qui briguent
les suffrages des citoyens. Nicolas sarkozy a parlé de
"mini-traité" puis de "traité simplifié"
alors-même qu'il s'agit du traité dit "constitutionnel"de
2005 très vaguement amendé.
-
Le respect de la règle du parallélisme des formes
que le Président de la République bafoue.
-
Des parlementaires soucieux avant toute chose du respect de la
démocratie dans le cadre de laquelle ils ont été
élus, et se refusant à la sacrifier sur un quelconque
autel, fût-il l'autel de la construction européenne
ou de l'unité d'un parti.
-
Des parlementaires, délégataires de la volonté
populaire, qui ne méprisent pas le peuple qui les a élus,
et ne se croient pas investis d'une mission qui consisterait à
faire le bonheur du peuple malgré le peuple considéré
comme ignare et devant être mené par une élite
éclairée.
-
Une opposition qui soit réellement une opposition, surtout
quand le pouvoir en place s'apprête à commettre un
déni de démocratie.
-
Des médias libres et qui croient eux-mêmes aux valeurs
dont ils se revendiquent: liberté, indépendance,
"quatrième pouvoir", "ferment de la démocratie".
Deux grands événements publics ont eu lieu pour
appeler à la tenue d'un référendum, les 27
Novembre et les 2 décembre derniers. L'omerta a été
quasi-totale.
C'est
bien
-
à un meurtre avec préméditation de la démocratie
que nous assistons, sacrifiée sur l'autel de la construction
européenne - qui, pour être belle, ne saurait supposer
de telles pratiques;
-à
une collusion pour faire taire le peuple, ne jamais permettre
que le débat - ferment réel de la démocratie
et condition sine qua non de celle-ci - ne soit suscité;
-à
un assassinat en réunion du débat démocratique
qui devrait entourer cette construction.
C'est
un meurtre prémédité de longue date. Pire
que de faire revoter - ce qui était arrivé à
deux autres peuples européens qui ne filaient pas droit
: réduire le peuple indiscipliné au silence.
Un
jour l'Histoire jugera. Le peuple français aussi.
L'équipe
de www.traite-simplifie.org
formée de simples citoyens mus seulement
par la volonté de ne pas permettre un déni de démocratie,
n'en déplaise à certains parlementaires soupçonneux...
Edito
5= le
17 Novembre 2007
Les
choses bougent, notamment avec la création du CNR ( Comité
National pour un Référendum), mais ceux qui le constituent
ne peuvent clairement engager chaque citoyen à agir
en direction des députés et sénateurs socialistes
de façon ferme. Pourtant, la défense de la démocratie
est entre les mains de ces derniers, il faut le
dire sans ambage. Que le nouveau traité est le même
que celui soumis au vote des français en 2005, tous les
dirigeants européens le disent, et il n'est besoin que
de lire l'hallucinant article
de Valéry Giscard d'Estaing, le père du TCE pour
s'en convaincre. La charge de la preuve de ce qu'il serait définitivement
différent du TCE appartient donc non pas à ceux
qui réclament un référendum, mais bien à
ceux qui justifient son adoption par voie parlementaire.
Le
Parti Socialiste s'est prononcé pour le Oui au nouveau
traité. Soit. Qu'il juge que ce traité fait avancer
l'Europe peut s'entendre. Mais la fin ne saurait en aucune façon
justifier les moyens - et en l'occurence un véritable déni
de démocratie puisque les députés voteront
Oui là où les français avaient voté
Non à 54,7%.
Seuls
les députés et sénateurs socialistes peuvent
arrêter la mécanique en marche en votant Non à
la réforme de la Constitution française préalable
à la ratification du traité.
Le
PS a remis la décision qui sera la sienne sur la question
du référendum au lendemain de la signature du traité
par les chefs d'Etat européen qui aura lieu le 13 décembre
2007, habile moyen d'empêcher jusque là - c'est-à-dire
quand il sera trop tard pour que les citoyens réagissent
puisqu'il est possible que Noicolas Sarkozy fasse passer en force
la procédure de ratification pendant les fêtes -
tout débat sur la question européenne.
Il
sera donc dit qu'il appartient aux simples citoyens démocrates
de tous bords, qu'ils aient voté Oui ou Non au TCE en mai
2005, qu'ils aient l'intention de voter Oui ou Non au nouveau
traité si seulement on leur demandait de voter, qu'ils
soient de droite ou de gauche, de s'organiser pour que tout simplement
la souveraineté du peuple soit respectée. Les animateurs
du site "Traité simplifié" - sans vindicte
aucune contre le PS, mais seulement conscients que le respect
de le démocratie est entre ses mains- appelle chaque citoyen
démocrate à rejoindre l'action que nous nous proposons
de coordonner.
67
départements et territoires d'Outre-Mer ont un député
socialiste: il nous faut 67 personnes qui s'engagent à
écrire aux députés de leur département.
Les réponses de ceux-ci - qui auront été
préalablement été prévenus de cela
- seront publiées sur le site de "Traité simplifié".
En cas d'absence de réponse sous huit jours, le site le
signalera... Ceux qui n'ont pas de députés dans
leur département peuvent se proposer pour agir auprès
des sénateurs.
Aux
prochaines élections, les français sauront ainsi
pour qui voter et ne pas voter. Ceux qui ne repectent pas le vote
des français de 2005 ne méritent plus les suffrages...
L'ensemble
de la procédure est expliquée là.
Et bien sûr vous pouvez faire circuler l'information sur
cette action....
Les
réponses ou absence de réponse de chacun apparaîtra
là ( page en construction)
(Les animateurs du site "traité simplifié"
tiennnet à préciser qu'ils n'ont aucun comptes
à régler avec le PS: il se trouve que la défense
de la démocratie est entre les mains de ce parti. Point.
)
Edito
4 = le 6 Novembre 2007
Sans
doute notre site se doit-il d'être plus clair:
le respect de la démocratie est entre les mains
du PS et uniquement entre les mains du PS. Lui seul a la possibilité
de contraindre Nicolas Sarkozy à un référendum
en s'opposant à la réforme de la Constitution française
nécessaire à la ratification du traité dit
"simplifié"
( explications plus détaillées
là).
Le
PS vient de se prononcer pour le Oui au Traité. Cette nouvelle
n'a absolument aucune importance.
En
revanche, le PS, divisé sur cette question, n'a pas pris
position sur son attitude lors de la probable réforme constitutionnelle,
repoussant cette décision, d'après Stéphane
Le Foll, bras droit du premier secrétaire François
Hollande, au moment-même où serait convoqué
le Congrés.
Or
il n'existe qu'une seule attitude à avoir si l'on ne veut
être complice d'un déni de démocratie: le
Non à la Réforme constitutionnelle. Pas l'abstention
, la non-présence au Congrés ou autre faribole :
les 3/5 que doit obtenir N. Sarkozy lors de ce vote sont bien
les 3/5 des voix exprimées.
Le
PS a du mal à se positionner? Aidons-le. Nous appelons
tous les démocrates, qu'ils aient été favorables
ou non au TCE en 2005, à écrire à tout responsable
politique socialiste pour lui rappeler que la reconstruction de
son parti ne saurait se faire sur les décombres de la démocratie,
et que si le peuple est contraint au silence, il a de la mémoire,
et saura le faire savoir lors des prochaines échéances
électorales : un parti qui trahit la démocratie
ne mérite pas les votes des citoyens.
La
liste des parlementaires français vous est proposée
sur cette page : http://www.traite-simplifie.org/Que-faire.htm,
la liste des fédérations PS peuvent se trouver par
exemple là
, et après on peut trouver d'autres liens.... Proposition
de courrier là.
Edito
3 = le 27 Octobre 2007
En
deux jours, deux nouvelles sidérantes:
-
hier, Valéry Giscard d'Estaing signe dans Le Monde
un texte duquel on ne peut
pas conclure autre chose que le fait que le traité
dit "simplifié" est une reprise du TCE, tronçonné
et dispersé à dessein dans le nouveau traité
de façon à éviter que les citoyens ne
puissent le lire et réclamer un référendum
puisqu'il s'agit du même texte à propos duquel
ils ont voté en 2005;
- aujourd'hui
samedi, on apprend que François Hollande laisse clairement
entendre qu'il ne demandera pas explicitement à Nicolas
Sarkozy, qui le recevra lundi à l'Elysée à
ce sujet, d'organiser un référendum sur ce nouveau
traité (info TF1).
En
somme, le principal parti d'opposition, qui ne peut ignorer les
propos de VGE et leur réalité, se couche et se rend
complice d'un déni flagrant de démocratie.
Affligeante
réalité de la vie politique française où
le sort du respect de la démocratie était dans les
mains de tristes sires plus préoccupés des tiraillements
internes de leur parti que de celui-ci.
Accepter
que le nouveau traité ne soit pas ratifié par référendum,
c'est conchier la démocratie, mépriser le peuple
vu comme éternel mineur. Que l'on ait été
favorable ou pas au TCE en son temps ne fait rien à l'affaire:
il s'agit là de la sauvegarde de la démocratie et
de rien d'autre.
Jaurès,
lui, dont chacun se réclame, ne méprisait pas le
peuple, ne craignait pas le débat public. C'était
en un temps où, aux mots "République"
et "peuple souverain", on donnait encore un sens....
Il
est encore temps de diffuser l'information et d'agir. Mais il
faut être rapide, très rapide...
Edito
2 = le 20 Octobre 2007
Trouvé
sur le site d'Avenir d'Attac là.
L'urgence et le rôle de chacun d'entre nous sont soulignés:
c'est exactement ce que ce site voulait mettre en avant, alors...
Il
ne fallait pas être grand clerc pour, dès Juin de
cette année, avoir quelque soupçons.... Nicolas
Sarkozy élu, pouvait-on avoir la moindre confiance dans
les termes qu’il utilisait pour qualifier la nature du traité
modificatif qu’une nouvelle Conférence intergouvernementale
-CIG- était chargé de rédiger ? « Mini-traité
», puis « traité simplifié »...
Vraiment ? Ce traité ne proposait-il que quelques modifications
institutionnelles ? La lecture du mandat de la CIG pouvait déjà
donner la réponse : le "traité modificatif"
introduira, était-il explicitement mentionné, «
dans les traités UE et CE, qui restent en vigueur, les
innovations découlant des travaux de la Convention et de
la CIG conclue en juin 2004 », ou autrement dit, les «
innovations » du TCE repoussé par les Français
et les Hollandais en 2005. Et dès cet instant, Nicolas
Sarkozy avait été très clair – comme
d’ailleurs lors de la campagne présidentielle : ce
traité ne serait pas soumis au vote des Français,
mais serait ratifié par voie parlementaire.
Qui
a réagi à cette époque ? Qui a souligné
la contradiction apparente dès juin entre les qualificatifs
utilisés par Monsieur Sarkozy et repris à l’envi
par les médias et le mandat de la CIG ? Personne, ou presque.
Qui a réagi quand une première version du texte
a été publiée dès juillet (il suffisait
de reprendre le TCE, de faire quelques arrangements cosmétiques,
et de le rendre encore plus illisible qu’il ne l’était...).
Personne, ou presque. Qui a alerté sur le déni de
démocratie évident que constituait le fait de faire
passer par la fenêtre ce que le peuple avait chassé
par la grande porte ? Personne ou presque.
Pourtant,
c’est à une véritable bataille contre la montre
que nous devons nous livrer. Le Président de la République
et son gouvernement a toujours été extrêmement
clair : il veut aller vite, très vite ! C’est dès
le début de l’année 2008 que la ratification
aura lieu. Tout est fait et sera fait pour interdire le débat
sur ce traité, avec le soutien actif apparemment des médias
qui préfèrent se disperser dans des commentaires
sur les rapports de force entre nations ou sur les petits arrangements
divers institutionnels. Pourtant, une seule et une seule
question mérite d’être posée concernant
ce traité : l’Europe peut-elle se faire dans le dos
des peuples ?
L’enjeu
est bien celui-ci, et uniquement celui-ci, au-delà du contenu-même
du traité : a-t-on le droit d’interdire le
débat sur la question européenne aux Français,
et ce alors-même qu’ils ont montré un intérêt
évident pour cette question lors de la campagne référendaire
de 2005 ? A-t-on le droit pour cela de rédiger
un texte proprement illisible puisqu’il ne contient que
des listes de modifications des traités antérieurs
? A-t-on le droit, comme le fait Nicolas Sarkozy, de se prévaloir
de son élection avec une majorité confortable sur
la base d’une programme qui annonçait que le nouveau
traité ne serait pas soumis au peuple pour ne pas consulter
le peuple, c’est-à-dire faire fi absolument de la
souveraineté populaire : si notre Président
est si sûr que les Français étaient majoritairement
favorables à ce traité – ce qu’ils auraient
montré en l’élisant - eh bien qu’il
le soumettre à référendum, et il en aura
la preuve !
Quelques
voix commencent à s’élever : il faut un référendum
! Mais ces quelques voix sont bien isolées. Le PS se tâte.
Un collectif de forces de gauche lance un appel, mais sans créer
d’instruments de lutte, site, tracts, argumentaires, et
en prévoyant une mobilisation plus importante pour... fin
novembre... Attac demande un référendum, en rappelant
que les Attac d’Europe en appellent à une Assemblée
Constituante Européenne, comme si c’était
aujourd’hui le sujet quand chaque minute, chaque seconde
compte dans la lutte acharnée que chacun de nous doit livrer
pour que la démocratie en France ne soit pas bafouée
de façon éhontée.
Car
oui ! C’est bien chacun d’entre nous qui doit se lancer
dans la bataille, chaque citoyen, de toutes ses forces s’il
ne veut pas renier son Non de 2005, et même son Oui, car
il n’est pas question ici de contenu du traité, d’espérances
ou pas dans l’Europe, mais de démocratie.
Les partis politiques sont atones sur la question ? Les associations
en deçà de ce qu’elles devraient faire ? C’est
à chacun de nous de prendre les choses en main, de bousculer
les uns et les autres, d’interpeller les médias,
de diffuser l’information autour de nous, d’agir,
d’agir et vite ! La démocratie ne nous sera enlevée
des mains que si nous acceptons qu’elle nous le soit !
On
peut trouver des éléments pour comprendre ce traité
– une version consolidée non officielle, entre autres
-, l’essentiel des textes de ceux qui se sont élevés
contre le mode de ratification souhaitée par Nicolas Sarkozy
sur un site élaboré par quelques citoyens qui ne
se satisfaisaient justement pas du silence. On y trouve des propositions
d’actions, certes sans doute insuffisantes, mais qui ont
au moins le mérite d’exister.
L’adresse
de ce site : www.traite-simplifie.org, et la page sur laquelle
vous trouverez des propositions d’actions celle-ci : http://www.traite-simplifie.org/Que-faire.htm
Edito
1 = le 9 Octobre 2007
29
mai 2005 : c'est NON.
NON
à 54,7 %
On
veut vraiment parler de l'Europe: on va nous entendre, non??
Non.
Silence assourdissant et chape de plomb après les invectives...
Et
puis un "mini-traité".... Minuscule, tout petit,
mini mini.....
Ah!!!
Mini-traité devenu plus grand : "traité simplifié"....
Mais "silence dans les rangs, ne vous inquiétez pas,
laissez cela aux grands...La ratification se fera par voie parlementaire..."
Bon...
On regarde, on cherche.... Ce n'est pas que l'on soit méfiant,
mais quand même.... Ah quand même... : 165 pages,
le traité "simplifié"... Ah quand même,
des protocoles, des déclarations... Ah, puis c'est "traité
modificatif"... "Modificatif"? De quoi? Il n'est
plus "mini", le traité?? Comment comment, le
mandat de la CIG dit que "le traité modificatif introduira
dans les traités actuels, qui restent en vigueur, les innovations
découlant des travaux de la CIG de 2004".
"Les travaux de la CIG de 2004"?? Vous voulez dire de
la CIG qui avait mis au point le TCE?? Le TCE qui a été
rejeté? Et il n'y a pas un énorme tollé partout,
des interrogations au moins, du
débat quoi? Pas un site qui rassemble les
renseignements que nous avons eu tant de mal à trouver
sur le Web??
Alors
voilà, on s'y est mis. Pour
que le débat existe !
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