Réponse
de Philippe DURON, Député du Calvados, Président
de la Région Basse-Normandie
Madame,
Vous sollicitez mon avis concernant la démarche
entreprise par le Président de la République
afin de ratifier le traité de Lisbonne et souhaitez
savoir si je serai présent lors du vote du Congrès
le 4 février prochain.
Je suis d'autant plus sensible à votre
courrier que j?avais, il y a deux ans, profondément
apprécié ces moments de débat politique
à l'échelle nationale qui avaient précédé la
consultation référendaire du mois de mai 2005.
Une Nation entière qui s?empare de son avenir pour
l'exprimer, le discuter, le soupeser afin de le construire plutôt
que de le subir, c?est le signe d?une démocratie dynamique.
Ce sont
des moments trop rares pour qu?on ne sache pas les apprécier.
Je m'étais à cette époque
prononcé contre le projet de Traité Constitutionnel
Européen et ma position n?a pas changé depuis.
On entend dire que le traité de 2005
n'étant pas rigoureusement identique à celui
de Lisbonne, il ne serait pas nécessaire de recourir
au même type de consultation populaire. Argument peu convaincant
car, s'il n'y a pas identité rigoureuse de texte,
l'esprit de ce qui était en jeu hier et la proposition
d'aujourd'hui sont de même nature.
L'expression de mon vote au Congrès sera
donc conforme aux propos de cette lettre : je suis favorable
à une ratification par referendum du traité de
Lisbonne. Je me rendrai donc à Versailles le 4 février
prochain pour m'opposer à l'entérinement de la
réforme de la
constitution préalable à la ratification du traité de
Lisbonne.
Espérant avoir répondu à vos
interrogations, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression
de mes respectueux hommages.
Philippe DURON
Député du Calvados