Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le traité "simplifié"...

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Un traité "simplifié"

 

Il faut un référendum

 

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Nouveautés

21 Janvier 2008

16 Janvier 2008

  • Nouvelle action - URGENCE !!
  • et bientôt les résultas complets des votes des uns et des autres...

9 Janvier 2008

  • Nouvel édito, nouvelle action - URGENCE !!

12 Décembre 2007

  • Enfin le calendrier de la réforme constitutionnelle ! ()
  • un lien vers la vidéo d'une question au gouvernement sur le mode de ratification du traité

 

10 Décembre 2007

  • Mise à jour des résultats
  • SONDAGE IFOP- Paris-Match : 71% des français favorables à un référendum

4 Décembre 2007

28 Novembre 2007

  • Début de mise à jour du site avec les réponses ou non réponses des parlementaires socialistes après relance ultime par le site "traité"
  • Le site où lire le traité

24 Novembre 2007

  • L'adresse de la pétition du CNR ( essentielle !)
  • C'est N. Sarkozy qui le dit ! + lien vers une vidéo de Marianne2 pour les socialistes sur Assourdissant, ce silence.

17 Novembre 2007

15 Novembre 2007

  • Le texte d'AM le Pourhiet professeur de Droit Public
  • Transcription d'une émission d'AligreFM avec Gérard Filoche

11 Novembre 2007

  • La CGT prend position
  • Transcription d'une émission d'AligreFM avec Patrick Trannoy

 

6 Novembre 2007

  • Nouvel édito et proposition de lettre aux responsables politiques de tout niveau du PS.

 

25 Octobre 2007

  • Texte hallucinant de Valéry Giscard d'Estaing dévoilant la nature du traité "simplifié"

 

25 Octobre 2007

  • Des sondages dans la page Pourquoi ?
  • Le traité dans le texte par JPChevènement et un texte de Raoul-Marc Jennar dans Pourquoi ?
  • Une nouvelle proposition de lettre à Henri Emmanuelli dans Que faire ?

 

24 Octobre 2007

 

20 Octobre 2007

 

 

 

 

Réponse de Patricia ADAM, Députée du Finistère (29)

Patricia ADAM
Députée du Finistère
Vice-présidente du conseil général du Finistère

Réf : SBA/01/08/11


Brest, le 31 janvier 2008,


Madame, Monsieur,

Vous avez adressé un courriel aux parlementaires en vue d'exprimer votre volonté de voir le traité de Lisbonne soumis à référendum. Je vous en remercie.

Concernant ma position personnelle que vous souhaitiez aussi connaître, je suis à la fois favorable à un référendum et à la ratification de ce traité, comme je l'ai exprimé dans la presse.

Il est en effet regrettable que le Président de la République s'obstine à ne pas organiser de référendum. Certes sa position avait été clairement affirmée durant la campagne électorale, mais il n'en demeure qu'il aurait été souhaitable de permettre au peuple français de se prononcer.

Selon la procédure choisie par le Président de la République, le Parlement se prononcera successivement par deux votes séparés, sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification, puis sur la ratification du traité. Ainsi, l'Assemblée nationale et le Sénat ont approuvé la révision constitutionnelle les 16 et 29 janvier à la majorité simple. Les deux assemblées seront réunies ensuite en Congrès le 4 février pour se prononcer sur cette révision constitutionnelle, sachant que, pour pour l'adoption du texte, une majorité des 3/5èmes des votants est nécessaire. Enfin, pour la ratification du traité, l'Assemblée nationale et le Sénat voteront les 6 et 7 février à la majorité simple et sans réunion du Congrès, qui n'est convoqué que pour une révision constitutionnelle.

Je souligne à ce propos que la révision constitutionnelle est indispensable quelle que soit la procédure de ratification choisie, par le Parlement ou par référendum. Aussi, l'échec de la première étape du processus, au stade de la révision constitutionnelle du 4 février, aurait pour effet de bloquer celui-ci dans son ensemble. Là interviennent les opinions des uns des autres, exprimées en conscience, quant au devenir de l'Union européenne. Or, si l'échec de ce processus dès le stade de la ratification semble satisfaire nos concitoyens partisans du rejet de ce traité, dont je respecte l'opinion bien que ne la partageant pas, je ne m'inscris pas dans cette logique et je demeurerai fidèle à mes convictions : favorable au référendum comme à la ratification du traité.

Je rappelle d'ailleurs, au préalable, que les députés socialistes ont soutenu, le 15 janvier dernier, une proposition de loi des députés communistes demandant que tout texte rejeté par référendum ne puisse être à nouveau soumis au vote que par cette même voie. Or, au-delà de la question de savoir si le texte du traité de Lisbonne est ou non identique au projet Constitution européenne rejeté le 29 mai 2005 -ce que personnellement je ne pense pas vu l'absence de la 3ème partie du projet de Constitution dans le traité de Lisbonne et son absence de dimension constitutionnelle-, les députés socialistes ont souhaité ainsi marquer leur attachement au référendum, malgré un exposé des motifs du texte communiste donnant une interprétation du traité de Lisbonne bien éloignée de celle qu'en font un grand nombre de socialistes.

Pour le vote portant sur la révision constitutionnelle, les socialistes ont donc décidé de :
marquer leur désaccord avec le choix du Président de la République de ne pas convoquer de référendum,
sans bloquer la procédure de ratification du traité que, personnellement, je souhaite voir ratifié.

La seule attitude permettant de concilier ces exigences, dans le respect de toutes les opinions, sera donc :
dans un premier temps, de se rendre au Congrès de Versailles et de s'y abstenir sur la révision de la Constitution ;
dans un second temps, lors du débat sur la ratification du traité, de présenter une motion référendaire demandant au Président de la République de soumettre le texte à référendum,
enfin, sur la ratification, si la logique voudrait que les socialistes votent « Oui » en cohérence avec la position majoritaire du Parti socialiste, la liberté de conscience sera cependant laissée aux députés et sénateurs socialistes.

Pour ma part, je m'en tiendrai à cette attitude : abstention sur la révision constitutionnelle, vote de la motion référendaire, vote favorable sur la ratification.

Au-delà de ces explications sur mes votes et sur ceux des socialistes, je souhaite ajouter quelques remarques de fond du traité de Lisbonne. Ainsi, comme je viens de l'exprimer, le respect du vote du 29 mai 2005 impliquait d'organiser un référendum sur un texte différent afin de relancer rapidement la construction européenne qui, est aujourd'hui, reconnaissons-le, en situation de blocage. Or, ce traité de Lisbonne, débarrassé de la 3ème partie du projet de Constitution européenne et sans dimension constitutionnelle, traite du fonctionnement des Institutions européennes et intègre la Charte européenne des droits fondamentaux. Sur ces deux points, des avancées sont enregistrées par rapport à la situation actuelle.

Sur les Institutions, tout d'abord, il est un fait que le rejet du traité de Lisbonne maintiendrait en l'état le traité de Nice, négocié en 2000 pour préparer l'entrée des pays d'Europe de l'est. Or, ce traité se trouve être très défavorable à la France et à l'Allemagne en terme de comptabilisation des droits de vote et bien plus favorable aux nouveaux entrants et particulièrement à la Pologne. Le traité de Lisbonne rétablit un équilibre tenant mieux compte du poids démographique des Etats, notamment de la France et de l'Allemagne. Il revalorise aussi le rôle et le pouvoir du Parlement européen, unique instance européenne élue au suffrage universel direct, en augmentant le nombre de domaines où sera exercée la procédure de codécision entre le Parlement et la Commission (qui jusqu'alors exerçait ce pouvoir quasiment seule). Il augmente également le nombre de domaines dans lesquels les décisions seront prises à la majorité qualifiée du conseil des ministres et non plus à l'unanimité qui, à 27, devient véritablement paralysante, si elle reste la règle en tous domaines.

Quant à la Charte des droits fondamentaux, son adoption est particulièrement souhaitable pour le renforcement de la protection des droits de l'Homme, sachant que les textes de l'UE ne comportent pas de déclaration de droits (il existe certes la Convention européenne des droits de l'Homme ratifiée par l'ensemble des Etats de l'UE, mais celle-ci n'est pas applicable à l'échelle de sa législation).

De plus, ce nouveau traité, comme le faisait d'ailleurs déjà le traité constitutionnel, donne une base pour légiférer sur les services publics. Il leur assure, de surcroît, une protection particulière et ne fait plus mention de la notion de concurrence libre et non faussée qui avait tant fait débat en 2005.

Enfin, ce traité, qui représente un compromis entre Etats, ne ferme aucunement la porte à de nouvelles avancées qu'il nous reste à réaliser. A nous de construire, demain, une majorité de gauche en Europe afin de réaliser de plus grandes avancées sociales et démocratiques que nous appelons de nos voeux.

En souhaitant vous avoir suffisamment éclairé(e) sur ma position, je reste à votre disposition pour approfondir ce débat, en vous priant d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma pleine considération.


Patricia ADAM